La semaine dernière, Adrian m'avait montré le jardin qu'il avait dessiné puis construit, dans l'hôpital. Aujourd'hui, ce sont les couloirs qu'il m'a fait arpenter.
visite guidée de ses appartements. les pièces se succèdent. 6 lits par chambre. chacun à son placard cadenacé. il a tenu a me montrer chaque fenêtre et sa vue. les salles de bain. avec miroir. les cuisines. les salles 'à vivre'. les ventilateurs. les chauffages. puis il m'a dit 'ils disent qu'on est laissé à l'abandon, qu'on a rien. mais moi je crois qu'on n'a pas de raison de se plaindre.' il a attendu mon approbation pour chaque chose qu'il me faisait découvrir. et il a sorti de son placard un recueil photocopié de poêmes, photos, écrits.. en francais. et m'en a fait la lecture.. quelques années passées à Paris. mais pas suffisamment pour qu'il coñprenne ce au'il laisait. un des textes, écrit par un auteur argentin, m'a fait sourire. les francais sont froids. ne se touchent pas. ne se regardent pas. c'est comme s'ils étaient seuls. gênés par la présence de l'autre. ... ces manifestations sont dans les deux sens. il suffit juste de la comprendre et d'être capable de l'entendre. je crois. je m'y fait. petit à petit.
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