Petite pause dans la cadence de Buenos Aires.
Détour par Rosario pour2 jours. La ville est plus petite (en même temps c'est pas très compliqué!). Elle s'organise en damier aussi, les mêmes noms de rues, les mêmes numéros, mais en différent. La ville en elle-même n'a rien d'incroyable j'ai trouvé. et je n'ai pas de photos à montrer car j'avais oublié la carte mémoire. qui est la meilleure?!!
quand même, samedi soir, on est entré dans un lieu magique. 21h30, temprano pour eux. mais la faim au ventre pour nous! on entre dans un resto bien local, encore fermé mais comme il faisait froid, ils nous ont laissé nous asseoir. La dame, Fide Salva comme on apprendra par la suite, est une grande joueuse de harpe (?) et une grande chanteuse. elle tient aussi, avec son mari et sa fille, le resto. elle a encore des bigoudis dans les cheveux, mais ca la fait rire, et ne la dérange vraiment pas. apéro, discussions, repas, vers 11h le resto se remplit. tout le monde chante plus ou moins. que des habitués. curieux de nos têtes inconnues. les musiciens prennent place. le mari et chanteur, nous explique l'histoire de chaque chanson. avec passion. et on se laisse emporter.. loin? pendant quelques heures.
et quand on quitte le resto, la "pena de la amistad", vers 2h, les mamis arrivent peu à peu, sur leur 31, du maquillage pour l'année sur le visage. dorment-ils parfois?!!
lundi 30 mai 2011
jeudi 26 mai 2011
Bolivar 893
Sur le balcon,
un jeudi matin à Buenos Aires,
San Telmo
tous les soirs il y a une bonne raison de sortir.
un concert, un anniversaire, des amis qui partent,
d'autres qui arrivent.
des cours de danse : salsa, rock, tango. j'y suis allée il y 2 jours avec 3 français. notre classe et notre déhanché nous étaient bien propres!
mais pas ce soir.
Demain aprem, comme toutes les 2 semaines, se réunit l'assemblée du Borda. c'est la que j'ai fait mes premiers pas il y a 2 semaines. Un monde est passé en 15 jours. et maintenant je fais un peu plus parti de leur petit groupe.
et ce week end, direction Rosario, je pense. à quelques petites heures de Buenos Aires en car. une escapade. seule ou pas.
parce que comme pour toutes les grandes villes, capitales, l'Argentine ce n'est pas Buenos Aires..
mercredi 25 mai 2011
Fête nationale
quelle idée de se retrouver sur la place 25 de Mayo le 25 de Mayo.!!
Les murs de la casa Rosada, où vit la présidente actuelle, se sont transformés en murs de projection. un peu comme un 8 décembre à Lyon. et la place se remplit d'argentins portant fièrement leur drapeau, défilant à travers les rues. ce soir, la foule se rassemblera autour de discours, de concerts pour fêter les 201 ans de l'indépendance, et de la révolution de mai.
A ver...
quel meilleur jour pour sortir sa plus belle tasse à Maté et son thermos d'eau chaude?
le maté se partage, pas question d'en refuser. quelques gorgées pour vider le fond de la tasse à travers une longue paille (en fer généralement). puis la tasse prend place dans les mains des voisins. et quand le thermos d'eau est vide, pas grave! dans les restos, ils font la queue et payent 2 pesos environ pour le faire remplir.
il s'agit d'une plante stimulante, la yerba maté, qui bien préparée, aurait des vertus anti-cholestérol.
la première gorgée est particulière, très amère. et quand on voit ce qu'il reste au fond de la tasse, difficile d'écarter la moue de son visage. puis la bouche est comme anesthésiée, et les gorgée suivantes passent toutes seules (ou presque)!
Les murs de la casa Rosada, où vit la présidente actuelle, se sont transformés en murs de projection. un peu comme un 8 décembre à Lyon. et la place se remplit d'argentins portant fièrement leur drapeau, défilant à travers les rues. ce soir, la foule se rassemblera autour de discours, de concerts pour fêter les 201 ans de l'indépendance, et de la révolution de mai.
A ver...
| petit bout de la place 25 de Mayo |
| illuminations du palais. Cristina envahie la façade |
quel meilleur jour pour sortir sa plus belle tasse à Maté et son thermos d'eau chaude?
le maté se partage, pas question d'en refuser. quelques gorgées pour vider le fond de la tasse à travers une longue paille (en fer généralement). puis la tasse prend place dans les mains des voisins. et quand le thermos d'eau est vide, pas grave! dans les restos, ils font la queue et payent 2 pesos environ pour le faire remplir.
il s'agit d'une plante stimulante, la yerba maté, qui bien préparée, aurait des vertus anti-cholestérol.
la première gorgée est particulière, très amère. et quand on voit ce qu'il reste au fond de la tasse, difficile d'écarter la moue de son visage. puis la bouche est comme anesthésiée, et les gorgée suivantes passent toutes seules (ou presque)!
mardi 24 mai 2011
Nouvelle porte
La semaine dernière, Adrian m'avait montré le jardin qu'il avait dessiné puis construit, dans l'hôpital. Aujourd'hui, ce sont les couloirs qu'il m'a fait arpenter.
visite guidée de ses appartements. les pièces se succèdent. 6 lits par chambre. chacun à son placard cadenacé. il a tenu a me montrer chaque fenêtre et sa vue. les salles de bain. avec miroir. les cuisines. les salles 'à vivre'. les ventilateurs. les chauffages. puis il m'a dit 'ils disent qu'on est laissé à l'abandon, qu'on a rien. mais moi je crois qu'on n'a pas de raison de se plaindre.' il a attendu mon approbation pour chaque chose qu'il me faisait découvrir. et il a sorti de son placard un recueil photocopié de poêmes, photos, écrits.. en francais. et m'en a fait la lecture.. quelques années passées à Paris. mais pas suffisamment pour qu'il coñprenne ce au'il laisait. un des textes, écrit par un auteur argentin, m'a fait sourire. les francais sont froids. ne se touchent pas. ne se regardent pas. c'est comme s'ils étaient seuls. gênés par la présence de l'autre. ... ces manifestations sont dans les deux sens. il suffit juste de la comprendre et d'être capable de l'entendre. je crois. je m'y fait. petit à petit.
visite guidée de ses appartements. les pièces se succèdent. 6 lits par chambre. chacun à son placard cadenacé. il a tenu a me montrer chaque fenêtre et sa vue. les salles de bain. avec miroir. les cuisines. les salles 'à vivre'. les ventilateurs. les chauffages. puis il m'a dit 'ils disent qu'on est laissé à l'abandon, qu'on a rien. mais moi je crois qu'on n'a pas de raison de se plaindre.' il a attendu mon approbation pour chaque chose qu'il me faisait découvrir. et il a sorti de son placard un recueil photocopié de poêmes, photos, écrits.. en francais. et m'en a fait la lecture.. quelques années passées à Paris. mais pas suffisamment pour qu'il coñprenne ce au'il laisait. un des textes, écrit par un auteur argentin, m'a fait sourire. les francais sont froids. ne se touchent pas. ne se regardent pas. c'est comme s'ils étaient seuls. gênés par la présence de l'autre. ... ces manifestations sont dans les deux sens. il suffit juste de la comprendre et d'être capable de l'entendre. je crois. je m'y fait. petit à petit.
Milonga Noche
Les lundis soirs, les femmes trouvent chaussures à leur pied sur des talons de 10cm. au plaisir des hommes.
sur un air de tango, CD ou groupe en live, les pajeras (couples) se font et se défont au gré des mélodies. un jeu de jambes qui n'a rien a voir avec la chance. une mine sérieuse pour vivre pleinemant les paroles d'amours brisés. c'est vraiment beau á voir. et jamais un inexpérimenté ne se risquerait à occuper la piste de danse!
et pour celles qui ne seraient pas encore parés, il y a des boutiques de 'Tango Shoes' un peu partout..
sur un air de tango, CD ou groupe en live, les pajeras (couples) se font et se défont au gré des mélodies. un jeu de jambes qui n'a rien a voir avec la chance. une mine sérieuse pour vivre pleinemant les paroles d'amours brisés. c'est vraiment beau á voir. et jamais un inexpérimenté ne se risquerait à occuper la piste de danse!
et pour celles qui ne seraient pas encore parés, il y a des boutiques de 'Tango Shoes' un peu partout..
lundi 23 mai 2011
dimanche 22 mai 2011
22 mai
Ca fait presque 2 semaines que je suis là, maintenant. C'est étrange comme le temps passe.
Hier soir on a habité les rues de San Telmo pendant quelques heures. comme ici tout est raison à faire la fête, un anniversaire en est une bonne aussi. Des gens rencontrés ici et là, des fous rires, quelques verres, les pistes de dance.
réveil difficile après 3h de sommeil. Mais on ne refuse pas un asado, typiquement Argentin. Mélange de viandes, cuites sur un enorme barbecue interieur. huuuum! après la pluie qui n'avait pas envie de rigoler aujourd'hui, le temps s'est rafraichi.
Ce soir, San Telmo met son habit de fète et se bat contre l'humeur mercurochrome du dimanche soir. les percussions s'apprètent à faire rèver les rues. et moi à rejoindre una chica francesa qui bosse dans un thèatre, et qui a des places ce soir pour "Un tramway nommé désir". quelle coíncidence! quelle chance!!
et demain la semaine recommence.
les repas se partagent à la maison, se partagent au resto. les gens sont curieux. mais pas vicieux.
je partage ma chambre avec 2 suédoises, pas souvent là. je crois qu'ici, peu de choses me dérangent.
je fais des rencontres curieuses. de celles qu'on sait qu'elles ne seront jamais plus qu'un simple "Hola". d'autres que l'on pousserait bien un peu plus loin.
Hier soir on a habité les rues de San Telmo pendant quelques heures. comme ici tout est raison à faire la fête, un anniversaire en est une bonne aussi. Des gens rencontrés ici et là, des fous rires, quelques verres, les pistes de dance.
réveil difficile après 3h de sommeil. Mais on ne refuse pas un asado, typiquement Argentin. Mélange de viandes, cuites sur un enorme barbecue interieur. huuuum! après la pluie qui n'avait pas envie de rigoler aujourd'hui, le temps s'est rafraichi.
Ce soir, San Telmo met son habit de fète et se bat contre l'humeur mercurochrome du dimanche soir. les percussions s'apprètent à faire rèver les rues. et moi à rejoindre una chica francesa qui bosse dans un thèatre, et qui a des places ce soir pour "Un tramway nommé désir". quelle coíncidence! quelle chance!!
et demain la semaine recommence.
les repas se partagent à la maison, se partagent au resto. les gens sont curieux. mais pas vicieux.
je partage ma chambre avec 2 suédoises, pas souvent là. je crois qu'ici, peu de choses me dérangent.
je fais des rencontres curieuses. de celles qu'on sait qu'elles ne seront jamais plus qu'un simple "Hola". d'autres que l'on pousserait bien un peu plus loin.
jeudi 19 mai 2011
En attendant l'heure, je me suis assise a un endroit different. il y a dans l'hopital un service penitenciaire federal. je ne sais pas trop ce qu'ils y font.
je rentre dans cet hopital. je n'en connais qu'un lieu. les chemins pour pour m'y rendre: les longs couloirs ou le parc. les patients me reconnaissent. c'est immense. je n'en connais rien.
en attendant, un type est venu me parler. et m'a montre le centre culturel. juste a cote du local del frente de artistas. immense. des gens partout. qui vont. qui viennent. qui peignent. qui dansent. qui rient. le type en question est la tous les jeudis depuis 8 mois, pour faire un documentaire. il me fait visiter. les memes patients que je connais. puis d'autres. en haut de l'escalier. une piece. un labyrinthe. fait il y a peu de temps. par tous. le labyrinthe symbole de la folie.
ils y font la même chose je pense. mais il n'y a pas de visée politique (je viens de trouver les accents sur le clavier). et en posant la question à quelqu'un du frente de artistas, il m'a répondu que eux se battaient contre l'enfermement, pour la descomializacion, alors que dans le centro cultural, tout restait dans l'hôpital. ce sont 2 points de vue. je pense qu'ils se complètent. mais il y a l'air d'avoir certaines tensions entre eux.
la nuit est tombée.
je rentre dans cet hopital. je n'en connais qu'un lieu. les chemins pour pour m'y rendre: les longs couloirs ou le parc. les patients me reconnaissent. c'est immense. je n'en connais rien.
en attendant, un type est venu me parler. et m'a montre le centre culturel. juste a cote du local del frente de artistas. immense. des gens partout. qui vont. qui viennent. qui peignent. qui dansent. qui rient. le type en question est la tous les jeudis depuis 8 mois, pour faire un documentaire. il me fait visiter. les memes patients que je connais. puis d'autres. en haut de l'escalier. une piece. un labyrinthe. fait il y a peu de temps. par tous. le labyrinthe symbole de la folie.
ils y font la même chose je pense. mais il n'y a pas de visée politique (je viens de trouver les accents sur le clavier). et en posant la question à quelqu'un du frente de artistas, il m'a répondu que eux se battaient contre l'enfermement, pour la descomializacion, alors que dans le centro cultural, tout restait dans l'hôpital. ce sont 2 points de vue. je pense qu'ils se complètent. mais il y a l'air d'avoir certaines tensions entre eux.
la nuit est tombée.
nouveau jour
nouvelle maison. je me suis installee hier. pour l'instant internet fait des siennes sur mon ordi. du coup je ne vais pas etre tres joingnable.
avant hier soir, verre sur la plaza dorrego. un couple de danseur et un couple de musiciens. ils etaient beaux, tous. et quand ils ont entame Volver.. une version differente, un accent different.. je suis partie dans les etoiles!!! et jai saoule tout le monde apres, je crois, en chantonnant le meme couplet.. en boucle.
hier soir on est alle, toujours avec Marthie et Oliver, voir un musical. je crois qu'il faut etre a l'etranger pour aller en voir! Chicago. c'etait chouette!!
et le retour, marcher dans les rues si pleines la journee. silence, vide, sous la lumiere de la lune qui peut a peu se desarrondie.
mon stage se passe vraiment bien. jai des discussions interessantes avec les companeros (coñpagnons). tout le monde est un coñpagnon la bas. je vois. j'experimente. je regarde. j'apprends. c'est chouette. et a la fin de la semaine, je choisirai quelques qteliers ou j'irai pendant 3 mois. pas tous. du coup j'aurai du temps pour voir d'autres choses. voyager.
avant hier soir, verre sur la plaza dorrego. un couple de danseur et un couple de musiciens. ils etaient beaux, tous. et quand ils ont entame Volver.. une version differente, un accent different.. je suis partie dans les etoiles!!! et jai saoule tout le monde apres, je crois, en chantonnant le meme couplet.. en boucle.
hier soir on est alle, toujours avec Marthie et Oliver, voir un musical. je crois qu'il faut etre a l'etranger pour aller en voir! Chicago. c'etait chouette!!
et le retour, marcher dans les rues si pleines la journee. silence, vide, sous la lumiere de la lune qui peut a peu se desarrondie.
mon stage se passe vraiment bien. jai des discussions interessantes avec les companeros (coñpagnons). tout le monde est un coñpagnon la bas. je vois. j'experimente. je regarde. j'apprends. c'est chouette. et a la fin de la semaine, je choisirai quelques qteliers ou j'irai pendant 3 mois. pas tous. du coup j'aurai du temps pour voir d'autres choses. voyager.
mardi 17 mai 2011
Ce soir la lune est pleine.
le toit de l'auberge offre une jolie vue sur la lune et son hallo (?), les étoiles et les nuages qui défilent.
premiers jours de stage. l'espagnol me fait défaut parfois, mais ca va venir, ne te fait pas de soucis, ils me disent. alors parfois je suis un peu frustrée de ne pas pouvoir comprendre, répondre, mais chaque chose en son temps. je crois. je sais.
je déménage demain dans une maison ou sont déja 8 personnes. quelques étrangers, quelques résidents. je n'aurais pas une chambre seule, mais la maison a "una buena onda" comme ils disent ici.et je m'y suis bien sentie.
Beaucoup de ce qu'ils font durant les ateliers me rappellent ce que j'ai pu expérimenté en cours (bon point). sauf qu'ici les gens n'ont pas peur de se lancer. et du coup ca me donne du courage. de parler devant 20 personnes. même avec des phrases très simples. de jouer aussi. et même si parfois je ne m'y retrouve pas, la culture, la langue, les habitudes, la politique, la maladie,tout est différent. tout est nouveau. je sais qu'il y a quelque chose à prendre et à apprendre.
les moyens de l'hôpital public sont réduits à rien, il n'y a pas de gaz, d'eau chaude dans l'hôpital et font donc venir la nourriture d'un autre hôpital.
mais il y a une écoute, une affinité, une volonté de faire avec rien. avec tout. une envie de se battre.
et je vais me poser. parce que depuis que je suis arrivée, je crois que je vis sur mes réserves de sommeil, qui n'étaient déja pas bien épaisses..
premiers jours de stage. l'espagnol me fait défaut parfois, mais ca va venir, ne te fait pas de soucis, ils me disent. alors parfois je suis un peu frustrée de ne pas pouvoir comprendre, répondre, mais chaque chose en son temps. je crois. je sais.
je déménage demain dans une maison ou sont déja 8 personnes. quelques étrangers, quelques résidents. je n'aurais pas une chambre seule, mais la maison a "una buena onda" comme ils disent ici.et je m'y suis bien sentie.
Beaucoup de ce qu'ils font durant les ateliers me rappellent ce que j'ai pu expérimenté en cours (bon point). sauf qu'ici les gens n'ont pas peur de se lancer. et du coup ca me donne du courage. de parler devant 20 personnes. même avec des phrases très simples. de jouer aussi. et même si parfois je ne m'y retrouve pas, la culture, la langue, les habitudes, la politique, la maladie,tout est différent. tout est nouveau. je sais qu'il y a quelque chose à prendre et à apprendre.
les moyens de l'hôpital public sont réduits à rien, il n'y a pas de gaz, d'eau chaude dans l'hôpital et font donc venir la nourriture d'un autre hôpital.
mais il y a une écoute, une affinité, une volonté de faire avec rien. avec tout. une envie de se battre.
et je vais me poser. parce que depuis que je suis arrivée, je crois que je vis sur mes réserves de sommeil, qui n'étaient déja pas bien épaisses..
dimanche 15 mai 2011
Chemin du retour
apres 5 h de marche sans avoir posés nos fesses et piétinés dans le musée d'art moderne.
dans la rue de l'auberge, il y a un vieux bâtiment, repeint en blanc, et transformé depuis peu en lieu de projections de films, d'expositions. sur les murs, des partitions. et 4 personnes en train de chanter les notes. mais qu'il y a t il à l'intérieur?
en sortant manger le soir, avec 2 nanas de l'auberge (décidément je ne retiendrais pas les prénoms), les portes étaient ouvertes. on a passé nos têtes et puis on est rentré. c'était l'inauguration du lieu. comme on mangerait des petits fours ils mangent des empanadas, sorte de feuilletés à la viande, au fromage.. et boivent du vin argentin. le lieu est assez fou, abandonné au milieu de grandes tours d'immeubles. dans les salles, des expositions de différents artistes, dont certaines vraiment chouettes! quelqu'un m'a dit dans le soirée que ce qu'il y a de bien avec l'art contemporain, c'est que même si on ne comprend pas, il fait parler! on passé une bonne partie de la soirée la bas, accompagnés par plusieurs groupes puis un DJ. c'est assez drôle dans ces soirées de voir des gens de nos âges danser et chanter à tue-tête sur des musiques qui nous sont complètement inconnues!
Aujourd'hui c'est dimanche, et à San Telmo, sur la Plaza Dorrego, c'est jour de fête. Marché, Tango et plus tard dans la journée, un cortège de percussions.
vendredi 13 mai 2011
Frente de Artistas del Borda
Pour m'y rendre, j'ai pris un colectivo. après avoir demandé plusieurs fois comment ca fonctionnait, je le vois arriver et me coeur bat vite. est ce que je vais y arriver? est ce que le chauffeur va comprendre ce que je lui dis? est ce que j'ai suffisamment de moneda dans ma poche?
Il faut lever le bras bien haut pour que le bus s'arrête. les gens attendent à la queue leu leu et montent le plus rapidement possible parce que le chauffeur n'est pas là pour perdre son temps. quand il n'y a que quelques personnes, le bus s'arrête à peine, il faut monter au vol. pareil pour al descente. Chacun à son tour, il faut annoncer au chauffeur notre arrêt qui appuie sur une petite touche devant lui et sur une machine à côté, la somme à payer s'affiche. les trajets coûtent environ 1,20 pesos, soit un peu plus de 20 centimes. Il faut bien ouvrir l'oeil pour ne pas tâter la descente, car rien n'est affiché. difficile quand on ne connait pas!
J'ai repéré de loin les murs vus hier dans le film, appuyé sur le bouton et me voila devant l'hôpital. Ce seront mes premières photos.
Il faut lever le bras bien haut pour que le bus s'arrête. les gens attendent à la queue leu leu et montent le plus rapidement possible parce que le chauffeur n'est pas là pour perdre son temps. quand il n'y a que quelques personnes, le bus s'arrête à peine, il faut monter au vol. pareil pour al descente. Chacun à son tour, il faut annoncer au chauffeur notre arrêt qui appuie sur une petite touche devant lui et sur une machine à côté, la somme à payer s'affiche. les trajets coûtent environ 1,20 pesos, soit un peu plus de 20 centimes. Il faut bien ouvrir l'oeil pour ne pas tâter la descente, car rien n'est affiché. difficile quand on ne connait pas!
J'ai repéré de loin les murs vus hier dans le film, appuyé sur le bouton et me voila devant l'hôpital. Ce seront mes premières photos.
L’hôpital parait de loin complêtement abandonné. Il y a des banderoles un peu partout où est écrit en grosses lettres « NO AL CIERRE DEL HOSPITAL PUBLICO » et autres.
A l’entrée de l’hôpital, impossible de soupconner ce qui se passe dedans, où encore sa taille. Je demande de l’aide parce que je n’ai aucune idée de où peut se trouver la asemblea. Un garde, vigile ou agent de sécurité je ne sais pas, m’y conduit, sans trop savoir non plus. Je crois que ça en étonne plus d’un, que je vienne de France faire un stage ici. Par contre, eux, connaissent bien la psychomotricité.
Je suis arrivée un peu en avance et j'ai assisté à la lecture des textes écrits par patients, artistes et curieux (les ateliers sont ouverts à tous), pendant l'atelier de "literatura". Encore une fois je n'ai pas tout compris, mais certains avaient la voix tremblantes en lisant, et l'émotion parlait bien plus les mots.
la curiosité de certains les a poussé à me poser plein de questions, à me raconter des histoires farfelues, à me prédire l'avenir. d'autres se sont risqués à quelques mots et phrases en français. je dis juste, "chapeau bas!"
et puis l'assemblée à commencer. dans un sorte de hangar où il fait très froid, avec des restes de peintures, de dessins, de photos, de sloggans, ..., tout autour.
Les gens sont arrivés petit à petit, en mode cool. le début, qui a duré presque 2h, est consacré aux présentations. C'est là que j'ai fait mon petit discours de quelques secondes, devant une cinquantaine de personnes (sans exagérer). quelques sourires se sont esquissés sur certaines bouches (accent + fautes?!) et ils m'ont tous dit Bienvenida.
Il y avait dans l'assemblée un photographe, et 3 journalistes ou reporters de différentes maisons, pour faire des reportages sur le travail qui se fait au sein du Frente del Borda. mais selon les orientations, le but du docu et autres, la majorité n'a pas toujours été pour.
j'en découvrirai plus prochainement..
Le retour s'est fait en colectivo aussi, mais j'ai râté l'arrêt pour descendre!! et manque de bol la pluie s'est mise à tomber.. je me suis arrêtée dans une boulangerie pour acheter une sorte de feuilleté jambon queso, me souviens plus du nom. fondant et juste délicieux!!!
La nuit s'abat sur la ville. j'attends mes companeros de l'auberge pour sortir affronter la pluie et Buenos Aires un vendredi soir..
Première rencontre
J’ai vu un groupe arriver de loin, devant le cinéma. Mais qui est Mirtha ?! après quelques minutes à fixer les gens, sans trop de retour, je me suis dit qu’elle ne devait pas être là. Et puis un monsieur est venu me demander si j’attendais pour le film, et puis il m’a dit « eres la nina de francia ». ici, beaucoup de gens m’appellent nina ! la petite qui voyage seule.
On est entré dans le ciné. Beaucoup de gens, partout, qui parlent espagnol, avec l’accent argentin très marqué !! du documentaire, je n’ai pas tout compris. Mais il gagne à être connu. Une traduction pour une exportation serait vraiment bienvenue !!
Historique du « Frente del Borda », interview des fondateurs, de patients. Parfois la salle se mettait à rire ou à applaudir. Etais-je la seule à ne pas comprendre les subtilités?!
Mirtha m’a vraiment bien accueillie.
Et en sortant, j’ai discuté avec plusieurs « artistas » qui font des « talleres » (ateliers). Tous me parlent comme si je maîtrisais la langue et ses subtilités, parfois j’acquiesce, parfois je fais répéter.
Et surprise, demain je dois me rendre à leur assemblée, pour me présenter.. aie aie aie.. gros coup de pression !!
3e jour
Petit problème avec le blog, je ne pouvais plus me connecter!
Le soleil a chauffé toute la journée et s’en va pour aujourd’hui. Presque 18h, la nuit commence à tomber. 18h c’est aussi l’heure du coup de barre ! je crois que je suis encore sur l’heure francaise : réveil vers 5h du matin, et vers 18-19h j’irai bien me coucher ! Mais non ! je m’apprête à partir pour rejoindre Mitha, ma maître de stage, et le groupe avec qui je vais être pendant 3 mois, pour la projection d’un film réalisé par El Frente del Borda (si j’ai bien compris).
Ce n’est pas très loin de l’auberge, mais suffisamment pour que je prenne le métro pour la première fois .. à voir !
Je suis toujours dans la même auberge de jeunesse, Sandanzas, dans le quartier de San Telmo (& toujours avec les mêmes ronfleurs !). Je pensais partir aujourd’hui mais je n’ai pas encore trouvé d’appart (j’avoue que je galère un peu !)
Aujourdh’hui j’ai pas mal discuté avec des américains et des allemandes de l’auberge, et comme aucun ne parlaient espagnol, la communication était parfois difficile !! un mélange de francais, d’anglais et d’espagnol qui ne veut plus rien dire ! j’essaye de faire de l’espagnol ma langue officielle, mais c’est pas toujours évident !
Hier matin, je me suis promenée sans trop savoir où aller. Je me suis retrouvée dans les quartiers où beaucoup de gens travaillent, à l’heure du déjeuner. Des gens partout, dans tous les sens, des grandes avenues, beaucoup de voitures, quelques vélos, des grands buildings. Beaucoup beaucoup d’agitation. Et après avoir marché 3 ou 4heures, retour à l’auberge pour une petite sieste.
Hier soir je suis sorti avec Salvador, un mexicain, et Carolina, une chilienne, dans un bar « la Puerta Roja », vraiment chouette ! avec la musique du bar, plus la fatigue pas toujours évident de comprendre te de se faire comprendre ! et la conclusion, les mexicains sont plus faciles à comprendre que les argentins ou les chiliens !
Prontito me voy !
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