mercredi 22 juin 2011

Bs As la ville caméléon

le soleil hier matin a pointé le timide bout de son nez. La pluie cotoie les cieux de Buenos Aires depuis presque une semaine. et ce n'est pas rare d'avoir à s'essorer de la tête aux pieds en rentrant à la maison.
Direction le "quartier chinois", que j'ai cru ne jamais trouver. Il s'agit en fait d'un bout de rue, où s'enchainent resto, magasins où l'on trouve de tout et de rien, supermarchés, chinois. et sur la première photo, porte d'entrée/sortie. j'ai mangé un bout, et je suis repartie, sans trop savoir par où aller. Le quartier de Belgrano est loin de San Telmo,et l'allée en métro m'a dégouté encore plus des transports en commun. On se transforme en rat de terre.


Un peu plus loin, au bout de la rue 11 de Septiembre,cette carcasse retaurée, exposée comme une fierté. Je suppose qu'elle n'est pas arrivée là par hasard..



J'ai continué mon voyage retour à pieds, la Guia T dans ma poche (guide des colectivos, et plans de toute la ville), pour m'assurer de plus ou moins marcher dans le bon sens. et la ville m'a offert ses surprises. des peintures, des dessins, des phrases, des regards, l'agitation de la fin d'après midi. Le soleil qui retourne se coucher. Il paraît que les jours rallongent chez moi maintenant?!






et l'agitation de fin d'après midi se transforme en agitation pour se mettre à l'abri. Capuche sur la tête, j'avais l'impression d'être seule au milieu des parapluies et des pas pressés.


et petit à petit, la nuit est tombée, la pluie s'est calmée, et les lumières de la ville se sont allumées, une à une.
et me voilà, plus très loin de chez moi, sur une des grandes artères, Avenida 9 de Julio. Une avenue à double sens, avec au total 22 voies. où les voitures ronronnent et se précipitent, où les piétons hésitent parfois à traverser même quand le feu est vert. où les pubs envahissent par leur lumière et leur taille, le haut des immeubles. Face à la fameuse Obelisque, je me suis arrêtée un moment, pour regarder. sous ma capuche. avec mon appareil photo.






puis retour au point de départ, ou presque, à l'angle de la calle Bolivar, à quelques cuadras de là où j'ai habité pendant presque un mois (le plus longtemps au même endroit pour l'instant). quelques courses avant d'aller rejoindre Louise et Guichome, manger, et occuper la salle de Diksha pour regarder "9 reinas". et retourner me coucher, sous la pluie, après avoir mis à sécher vêtements, chaussures et sac. J'ai traversé un petit bout de la ville hier, il y a quelque chose de différent à chaque cuadra. une architecture qui ne ressemble en rien à la précédente. des gens qui se mélangent. des couleurs changeantes. Il n'y a plus qu'à devenir soi-même un caméléon pour se fondre un peu dans la vie à Buenos Aires.

jeudi 16 juin 2011

vrac

Depuis hier j'ai troqué une dizaine de personnes contre 2 chiens (celui des triplés) petits et fous. j'ai une chambre, grande, pour moi toute seule. c'est un peu étrange. c'est calme.
je suis maintenant dans un grand appart, avec 2 argentins, 1 canadienne et 1 étasunien.
Il parait qu'hier il y a eu une éclipse de lune. mais ici, le ciel s'est déchainé toute la journée, et pas question d'y voir quoique ce soit. Le soleil va et vient et il fait lourd. chaud aussi. pourtant l'hiver, dans la date, est prévu pour dans une semaine.
le volcan qui s'est réveillé il y a une dizaine de jours bloque une partie des aéroports du pays. et les cendres atteignent même l'Australie.. il était endormi depuis longtemps!
lundi prochain est un jour férié, "el dia de la bandera" (drapeau). le nationalisme est fort ici. et de plus en plus dans les rues, les affiches électorales prennent la place des pubs, des tracts sont distribués à chaque coin de rues. les élections du jefe de la cuidad de buenos aires ont lieu dans quelques semaines, et dans quelques mois, ce sont celles de l'argentine.
Nouvelle tentative pour intégrer le vocabulaire espagnol: regarder des films en espagnol, sous-titrés espagnol. il y a de tout.. et de rien. mais les 'boludos' 'che' et autres 're..' font presque partis de mes expressions.
ca fait maintenant plus d'un mois que je suis là. et toujours en quète d'aventure dans cette grande ville, qui ne s'arrête jamais.

lundi 13 juin 2011

Après une semaine plutôt tranquille, l'Assemblée de vendredi ouvre le débat. Quelques idées données, partagées, quelques "problèmes" soulevés, en font bouger plus d'un sur leur chaise.

Samedi, la radio la Colifata avait pour invité Javier Calamaro, chanteur célèbre en Argentine en ce moment et il y avait un évènement de collecte de vêtements chauds pour l'hiver à venir "Abrigo donde hay frío y puentes donde hay muros"  . Du coup, il y avait foule. c'est étrange d'ailleurs de voir autant de monde dans les cours de l'hôpital, d'ordinaire si tranquille et si solitaire. et dans le local du FAB (où je suis en stage), une pile, une montagne presque de sacs de couvertures, manteaux, pull.. mais cette action laisse certains perpexes. et après cette animation des murs de l'hôpital, direction Palermo. des locaux réhabilités en centre culturel où s'activent un grand nombre de jeunes pour préparer les groupes de musique à venir, exposer des photos, mettre en place des chaises. Discussions à vif avec des patients, un infirmier, des intervenants du FAB. Certains n'ouvrent pas la bouche mais leurs gestes sont suffisants pour entendre qu'ils ne sont pas d'accord. et puis se met en place la "experiencia vivencial" qu'est venu présenter l'atelier de desmanicomializacion. un peu comme du théâtre participatif, la centaine de personne présente a pris part à cette expérience. et puis avant de rentrer chacun de notre côté, c'était déjà minuit, pourquoi pas une petite pizza?!! nous voilà tous (15 environ) partis à la recherche d'un endroit où remplir nos panses. jusqu'à ce que vers 2h, un des compagnons nous rappellent qu'il est tard et que demain il fait parti de la représentation de l'atelier de cirque, et qu'il doit aller se coucher. Sans oublier que 2h30 du matin c'est déjà tard pour rejoindre l'hôpital.













et le dimanche, dans un autre quartier de Buenos Aires, dans un autre Centre Culturel, l'atelier de cirque a été invité à participer à un festival "America latina". un groupe de musique, des jeunes qui bougent en rythme et en chorée sur des percus, et le cirque. qui fait bien rire le public d'enfants, sourire les adultes, et nous laisse perplexes de temps en temps, nous les 2 françaises.


et le soir, match de foot de La Boca. le stage se vêtit de fortes lumières, des gens par centaines et de chants que l'on entend de fort loin. La police lance des gaz lacrimo dans la rue pour dissiper les foules et de loin on a le encore le nez qui démange. Jusqu'à 11h soit la fin du match plus le temps que tout le monde rentre chez soi, vente d'alcool interdite, et toutes les épiceries, supermarchés, ferment leur rideau et ne laissent qu'une porte grillagée, suffisamment grande pour laisser passer la main qui donnera la monnaie et récupèrera la paquet de pâte et le pot de crème.


 

mercredi 8 juin 2011

Tigre





A une heure en train de Buenos Aires, on se croirait presque à la campagne.
Tigre est une petite ville au bord de l'eau où touristes et locaux se croisent le week end pour prendre l'air, faire le marché, passer la journée au parc d'attraction, se ballader.
les collectivos sont des bateaux. ils déposent sur les différentes petites îles. maisons, pontons, école, resto.. et beaucoup de chiens. un après midi sous le soleil et les couleurs de l'automne.
pour le retour sur la terre ferme, il suffit de se rendre visible et de lever le bras quand un bateau collectivo se rapproche.
et comme tous les citadins qui n'ont pas l'habitude de la campagne, un grand bol d'air suffit à mettre chaos pour le soir..

jeudi 2 juin 2011

Juin fait son chemin

Fleur hommage à Buenos Aires - (il parait qu'elle se ferme la nuit, a ver..)

Un couple de passage

Centro Cultural de Recoleta - un carnet de voyage

Centro Cultural de Recoleta

Cimetière de Recoleta

Le gardien du cimetière

Buenos aires est un temple pour les amateurs et plus avisés d’art, de photo, de théatre, d’architecture…  aux heures perdues qui ne sont plus, un détour en collectivo vers le centro cultural de Recoleta, à côté d’un célèbre cimetière. Une expo de Doisneau dans le cadre d’un échange Paris/Buenos Aires. Et dans les autres pièces, quelques artistes exposent.