Tous les aéroports sont identiques. Buenos Aires. Madrid. Paris. Malgré les longues heures de trajet, je n'ai pas vu passer le temps. je n'ai pas vu défiler le monde. Coincée pendant presque 13h entre deux argentines, pas vraiment eu l'occasion d'explorer l'avion. mais de mettre à l'oeuvre mes derniers mots d'argentins.
Madrid était là pour me rappeler que c'est encore l'été.
Paris pour le changement de langue officielle.
Mariette m'attendait de l'autre côté des portes transparentes. un cadeau.
le bus 183. ma colloc'. la fac. les stages. le décalage horaire. les mots qui ne me viennent plus. Lyon. les retrouvailles. Paris de nouveau. la rentrée.
mes souvenirs..
Bienvenue!
jeudi 8 septembre 2011
lundi 29 août 2011
des kilomètres. des heures de bus. des chemins croisés qui m'ont laissé pas tout à fait la même. 4 mois en terre Argentine. du nouveau tous les jours. guidée par le vent. les rencontres. l'humeur. un chemin qui s'est tracé. que je vais laisser. continuer. ailleurs. des surprises. de la fatigue. de l'énergie. des mots. des pages de cahier à n'en plus finir. des rencontres. des rencontres. des rencontres. des lieux. bien différents. un bout de vie. qui s'est tracé. et me revoilà. bientôt. pour terminer, continuer, ce que j'ai commencé.
Tilcara
| ma famille d'adoption |
| ma maison d'adoption |
dimanche 28 août 2011
Bs As quand tu nous tiens..
le retour. jai depose mon sac. depose mes affaires a la laverie. je vais aller recuperer mes affaires laissees a droite a gauche. les heures de bus se sont faites sous une pluie battante. mais finalement il fait beau et chaud a buenos aires. le dimanche c est toujours fete a san telmo. un petit tour. et le retour.
samedi 27 août 2011
dernier jour de voyage
je pars dans quelques heures de Mendoza pour Buenos Aires. pas d etape intermediaire par Cordoba. plus le temps. je fais mon sac pour l avant derniere fois. et ca y est. c est la fin. sous le soleil de Mendoza, les montagnes alentours. plus que 15h de bus. et je retourne dans l auberge de jeunesse ou j etais a mon arrivee. programme charge pour cette prochaine semaine. avoir un programme signifie que petit a petit je me remets dans le quotidien. mais la tete encore un peu dans les nuages. hier jai fait un saut en parapente, bapteme de l air. des photos, j en ai plein. et dans me tete ca va tres tres vite. a tres bientot maintenant.
mercredi 24 août 2011
je perds de l altitude
apres 22h de trajet me voila arriver a Mendoza. Cafayate etait belle, mais je l ai quitte sans regret. ici, sur la route des vins, les 2 jours qu'il me reste seront consacres a profiter des derniers points de vues splendides des montagnes andines. et a des degustations de vins. les montagnes argentines m ont capte et capture. et sil me reste un peu de temps, direction cordoba, derniere etape.
a mendoza je retrouve le civilisation. la ville. quittee depuis 3 semaines.
a mendoza je retrouve le civilisation. la ville. quittee depuis 3 semaines.
dimanche 21 août 2011
cafayate
jai quitte tilcara dans la nuit. sous les regards de mes amis de voyage.
le coeur un peu lourd. pleine de terre. de vent. on a attendu le bus un moment. et je suis montee dedans. pour une fois ce n est pas moi qui reste sur le quai de la gare.
4h jusqu a salta. arrivee au petit matin. je n ai presque pas dormi. la tete plein d energie. de ces gens. de ce que jai appris. trouve. cherche. laisse.
des chemins qui se sont croises. et qui se decroisent. sous la bienveillance de la lune.
de salta a cafayte, 4h de bus encore. je suis arrivee fatiguee. dans une petite auberge sympa. demain j irai me balader dans les montagnes. le village est mignon. mais je n ai pas envie de m y eterniser.
le coeur un peu lourd. pleine de terre. de vent. on a attendu le bus un moment. et je suis montee dedans. pour une fois ce n est pas moi qui reste sur le quai de la gare.
4h jusqu a salta. arrivee au petit matin. je n ai presque pas dormi. la tete plein d energie. de ces gens. de ce que jai appris. trouve. cherche. laisse.
des chemins qui se sont croises. et qui se decroisent. sous la bienveillance de la lune.
de salta a cafayte, 4h de bus encore. je suis arrivee fatiguee. dans une petite auberge sympa. demain j irai me balader dans les montagnes. le village est mignon. mais je n ai pas envie de m y eterniser.
vendredi 19 août 2011
Tilcara
La fin est proche, ttres proche. je n ai pas vu passer le temps ici, et pour cause, ca fait pesque 2 semaines que je suis la.
la fievre m a clouee au lit quelques jours, la medecine ici m a surprise, et auj je suis de nouveau sur pieds. il ne reste plus dans l hotel, que des gens qui se sont installes depuis quelues semaines. que des gens avec qui je partage mes journees, soirees, et bonne partie de nuits depuis plusieurs jours. c est chouette.
je pars demain dans la nuit pour cafayate, a quelques 7 heures de route d ici. pour profiter des dernieres jours et des derniers paysages. avant de rejoindre la civilisation.
le vent s est leve ici. il commence a faire froid. personne ne comprend vraiment ce qui se passe!
auj c etait grand menage et grand rangement dans l auberge. je crois que c est une premiere dans l activation generale. sous le vent. le soleil. en chantant. dans la bonne humeur.
je vais quitter le coeur lourd cet endroit qui ma accueilli si simplement. mais jy ai recharge mes batteries. jy ai trouve un bout de ce que je cherchais. surement. et jy laisserai mon grain de sable.
on va. on vient.
la fievre m a clouee au lit quelques jours, la medecine ici m a surprise, et auj je suis de nouveau sur pieds. il ne reste plus dans l hotel, que des gens qui se sont installes depuis quelues semaines. que des gens avec qui je partage mes journees, soirees, et bonne partie de nuits depuis plusieurs jours. c est chouette.
je pars demain dans la nuit pour cafayate, a quelques 7 heures de route d ici. pour profiter des dernieres jours et des derniers paysages. avant de rejoindre la civilisation.
le vent s est leve ici. il commence a faire froid. personne ne comprend vraiment ce qui se passe!
auj c etait grand menage et grand rangement dans l auberge. je crois que c est une premiere dans l activation generale. sous le vent. le soleil. en chantant. dans la bonne humeur.
je vais quitter le coeur lourd cet endroit qui ma accueilli si simplement. mais jy ai recharge mes batteries. jy ai trouve un bout de ce que je cherchais. surement. et jy laisserai mon grain de sable.
on va. on vient.
jeudi 11 août 2011
Nord ouest argentin
Tilcara, encore, toujours.
Je n arrive pas a partir. j ai fais de tres belles rencontres, entourees de ces montagnes a couper le souffle. le soleil tape fort la journee, et le soir l air est bien frais. les etoiles et la voie lactee sont assez incroyables. les etoiles filantes aussi. la journee c est rando avec des gens de l auberge. pour la majorite ce sont des argentins, plutot jeunes, de passage. tombes amoureux du lieu, et qui y ont pose leurs affaires pour quelques temps. il y a plein de petits villages autour. des couleurs. une vegetation. une energie. qui sont assez incroyables. et je ne veux pas courrir apres toutes les zones touristiques. ici je recharge mes bateries!! j y serai jusq u dimanche je pense.
Je n arrive pas a partir. j ai fais de tres belles rencontres, entourees de ces montagnes a couper le souffle. le soleil tape fort la journee, et le soir l air est bien frais. les etoiles et la voie lactee sont assez incroyables. les etoiles filantes aussi. la journee c est rando avec des gens de l auberge. pour la majorite ce sont des argentins, plutot jeunes, de passage. tombes amoureux du lieu, et qui y ont pose leurs affaires pour quelques temps. il y a plein de petits villages autour. des couleurs. une vegetation. une energie. qui sont assez incroyables. et je ne veux pas courrir apres toutes les zones touristiques. ici je recharge mes bateries!! j y serai jusq u dimanche je pense.
lundi 8 août 2011
tilcara
jai aterri un peu par hasard a tilcara, village a plus de 2000m d altitude je crois, entoure de montagnes et de lama.
hier asado sous un soleil brulant, viande de lama et poulet. rando avec les gens de l auberge.
l ambiance est chouette ici. le village vraiment mignon et reposant!!
le soleil fait du bien et les paysages, encore bien differents sont surprenants!!
je ne sais pas encore quelle sera ma prochaine destination.
hier asado sous un soleil brulant, viande de lama et poulet. rando avec les gens de l auberge.
l ambiance est chouette ici. le village vraiment mignon et reposant!!
le soleil fait du bien et les paysages, encore bien differents sont surprenants!!
je ne sais pas encore quelle sera ma prochaine destination.
mercredi 3 août 2011
3 aout - tucuman
je suis arrivee ce matin de bonne heure a tucuman, nord ouest de l'argentine.
le premiere etape,apres 18h de bus, avec ally et noemie, a ete les chutes d'iguazu. sous la pluie et le froid, la puissances de ces chutes d'eau, le lieu et la vegetation sont a couper le souffle! une partie cote argentine, l'autre cote bresilien.
auberge avec des gens sympas, vraimentm mais dans laquelle on ne se serait pas eternise!
puis direction les missions jesuites a 5h de collectivo. arrivees dans un village endormi, la terre rouge, les nefants des rues, la pluie. les missions sont encore bien conservees. et la vegetation, encore une fois, est folle!!
a 1 heure de route, Posadas. c'est la qu'ally et noemie on pris leur bus pour buenos. j'y ai passe la nuit car pas de bus avant le lendemain.
auberge avec vu sur le fleuve parana, et de l'autre cote de la rive, le paraguay. je ne savais pas!
j'y ai rencontre plusieurs personnes te le lendemain, direction autres missions jesuites, au paraguay. c'etait tout une aventure. un trajet plus long que le temps de visite. et je cumule les tampons des pays frontaliers, tout comme leur monnaie.
jai pris le bus dans l'aprem pour tucuman. 17h de trajet. 3 arrets pour controle de police. la frontiere avec la paraguay est un lieu de contrebande de jeux pour enfants ??!!
un type du bus est descendu, ils ont ouvert son sac plein de chaussures de sport. mais il a continue le trajet avec nous. le suivant, la police a controle les identite et demande d'ouvrir les sacs a main. sauf pour moi. pcq je suis europeenne. c'est un peu un scandale!!
le voyage a ete lomg! et je suis arrive ce matin avec le lever du soleil, un paysage completement different. auirevoir la pluie, le froid, bonjour le soleil et les tongs (enfin les chaussettes sont bienvenues quand meme, faut pas abuser, on est en hiver quand meme!)
je me suis promenee un peu dans la ville, visite le musee de l'independance de l'argentine, qui a ete decidee et signee dans une maison ici. et maintenant, jusqu'a 17h, c'est l'heure de la sieste. tout est ferme, peu de gens dans la rue!
l'auberge a l'air tranquile aussi. mais je crois que l'anglais va etre d'usage. bcp d'australiens et d'anglais!
le rythme de voyage n'est pas le meme qu'a buenos aires. deboiut au max a 7h tous les matins. et en 5 jours j'ai fait au total 48h de voyage. mais maintenant les distances seront moins longues. et je ne suis pas pressee!!
le premiere etape,apres 18h de bus, avec ally et noemie, a ete les chutes d'iguazu. sous la pluie et le froid, la puissances de ces chutes d'eau, le lieu et la vegetation sont a couper le souffle! une partie cote argentine, l'autre cote bresilien.
auberge avec des gens sympas, vraimentm mais dans laquelle on ne se serait pas eternise!
puis direction les missions jesuites a 5h de collectivo. arrivees dans un village endormi, la terre rouge, les nefants des rues, la pluie. les missions sont encore bien conservees. et la vegetation, encore une fois, est folle!!
a 1 heure de route, Posadas. c'est la qu'ally et noemie on pris leur bus pour buenos. j'y ai passe la nuit car pas de bus avant le lendemain.
auberge avec vu sur le fleuve parana, et de l'autre cote de la rive, le paraguay. je ne savais pas!
j'y ai rencontre plusieurs personnes te le lendemain, direction autres missions jesuites, au paraguay. c'etait tout une aventure. un trajet plus long que le temps de visite. et je cumule les tampons des pays frontaliers, tout comme leur monnaie.
jai pris le bus dans l'aprem pour tucuman. 17h de trajet. 3 arrets pour controle de police. la frontiere avec la paraguay est un lieu de contrebande de jeux pour enfants ??!!
un type du bus est descendu, ils ont ouvert son sac plein de chaussures de sport. mais il a continue le trajet avec nous. le suivant, la police a controle les identite et demande d'ouvrir les sacs a main. sauf pour moi. pcq je suis europeenne. c'est un peu un scandale!!
le voyage a ete lomg! et je suis arrive ce matin avec le lever du soleil, un paysage completement different. auirevoir la pluie, le froid, bonjour le soleil et les tongs (enfin les chaussettes sont bienvenues quand meme, faut pas abuser, on est en hiver quand meme!)
je me suis promenee un peu dans la ville, visite le musee de l'independance de l'argentine, qui a ete decidee et signee dans une maison ici. et maintenant, jusqu'a 17h, c'est l'heure de la sieste. tout est ferme, peu de gens dans la rue!
l'auberge a l'air tranquile aussi. mais je crois que l'anglais va etre d'usage. bcp d'australiens et d'anglais!
le rythme de voyage n'est pas le meme qu'a buenos aires. deboiut au max a 7h tous les matins. et en 5 jours j'ai fait au total 48h de voyage. mais maintenant les distances seront moins longues. et je ne suis pas pressee!!
mercredi 27 juillet 2011
Derniers jours
Ca y est. c'est fini.
hier était mon dernier jour de stage. ma despedida.
J'ai eu droit a des mots, des discussions, des photos. certaines choses auxquelles je ne m'attendais pas. ils m'ont touché hier. ils m'ont touché durant ces quelques mois.
le dernier atelier a été fort en échanges. d'autant plus que la sécurité a du intervenir. et qu'il y a de la culpabilité dans les yeux de ceux qui restent, car ils savent très bien ce qui l'attend.
des témoignages. les dernières improvisations.
je les ai quitté le cœur un peu lourd. plein d'images dans les yeux.
et grandi de toutes ces heures passées avec eux.
Je pars vendredi pour Iguazu.
Escale en Patagonie
Départ vendredi dernier. Après 14 heures de train et 4 heures de collectivo, Carmen de Patagones nous ouvre ses portes.
Le train est une aventure dans ce pays. Le voyage de nuit demande préparation. à 3 sur une banquette il faut gérer les positions des uns et des autres pour s'endormir. les fenêtres restent ouvertes, les portes aussi. le froid tiraille. entre 2 mini siestes, une vue du paysage qui défile, sous le lune et la température hivernale, réchauffe un peu les yeux. On débarque à Baia Blanca. le train ne va pas plus loin car les rails ne sont plus en état. plus de 10h du matin déja. la ville parait morte. abandonnée. les bâtiments sont cassés. il n'y a personne. quelques minutes de marche pour rejoindre le terminal de bus, 2h d'attente et en avant pour la derniere ligne droite, en collectivo. le confort n'est plus aussi rustique!
Carmen de Patagones est une ville de 30 000 habitants, au bord du Rio Negro. à première vue, on dirait un village. les maisons sont basses. il n'y a pas grand monde dans les rues. Ca y est, on est arrivé!
Une douche pour effacer les restes du voyage et pourquoi pas une petite sieste!!
et c'est parti pour une semaine!
ballades au bord du fleuve, maté en main. tours en vélo. plusieurs rencontres. jusqu'à une dame, représentante du parti péroniste, des fleurs plein les cheveux, qui nous chantent une chanson écrite par elle, sur un air mélancolique de Tango. tout le monde a ses petites habitudes. entre 14h et 17h, c'est l'heure sacrée de la sieste. même pas la peine de chercher un commerce ouvert!
on traverse le fleuve pour marcher dans les rues de la ville d'en face. ils sont tous très fiers de leur ville!
et on décide de partir camper au bord de la mer. à quelques 60kms de la, ou la route n'est autre qu'une piste. les loros (perroquets) nous accompagnent sur le trajet. il y a dans cette région la plus grande colonie. et c'est incroyable le bruit qu'un seul peut faire. c'est incroyable leur nombre. et leurs couleurs.
il a fait froid. très froid. le vent de la mer. la fraicheur du pays. on a eu pour compagnie les loups (ou lions) de mer, les perroquets, des pingouins (mais morts), un chien. et le seul habitant rescapé du village de quelques maisons. un anglais expatrié, qui fini ses jours ici, la ou il n'y a plus personne. du coup, on était deux à avoir notre propre accent. grand amateur de musique, il nous a fait écouter de la musique jusque tard dans la nuit. et on est sorti à temps pour voir le ciel. étoiles filantes, voie lactée. et rentrer par le carreau cassé d'une fenêtre de la maison du camping abandonné. on a troqué le vent par son bruit, les pierres par du carrelage tout aussi froid. et on a dormi.
un petit tour dans des coins de Patagones encore inconnus. et je suis rentrée sur Buenos Aires.
comme débarquée de nul part a 7h30, les voitures, le bruit, la ville, le soleil qui se lève.
oui, je suis bien rentrée!!
Le train est une aventure dans ce pays. Le voyage de nuit demande préparation. à 3 sur une banquette il faut gérer les positions des uns et des autres pour s'endormir. les fenêtres restent ouvertes, les portes aussi. le froid tiraille. entre 2 mini siestes, une vue du paysage qui défile, sous le lune et la température hivernale, réchauffe un peu les yeux. On débarque à Baia Blanca. le train ne va pas plus loin car les rails ne sont plus en état. plus de 10h du matin déja. la ville parait morte. abandonnée. les bâtiments sont cassés. il n'y a personne. quelques minutes de marche pour rejoindre le terminal de bus, 2h d'attente et en avant pour la derniere ligne droite, en collectivo. le confort n'est plus aussi rustique!
Carmen de Patagones est une ville de 30 000 habitants, au bord du Rio Negro. à première vue, on dirait un village. les maisons sont basses. il n'y a pas grand monde dans les rues. Ca y est, on est arrivé!
Une douche pour effacer les restes du voyage et pourquoi pas une petite sieste!!
et c'est parti pour une semaine!
ballades au bord du fleuve, maté en main. tours en vélo. plusieurs rencontres. jusqu'à une dame, représentante du parti péroniste, des fleurs plein les cheveux, qui nous chantent une chanson écrite par elle, sur un air mélancolique de Tango. tout le monde a ses petites habitudes. entre 14h et 17h, c'est l'heure sacrée de la sieste. même pas la peine de chercher un commerce ouvert!
on traverse le fleuve pour marcher dans les rues de la ville d'en face. ils sont tous très fiers de leur ville!
et on décide de partir camper au bord de la mer. à quelques 60kms de la, ou la route n'est autre qu'une piste. les loros (perroquets) nous accompagnent sur le trajet. il y a dans cette région la plus grande colonie. et c'est incroyable le bruit qu'un seul peut faire. c'est incroyable leur nombre. et leurs couleurs.
il a fait froid. très froid. le vent de la mer. la fraicheur du pays. on a eu pour compagnie les loups (ou lions) de mer, les perroquets, des pingouins (mais morts), un chien. et le seul habitant rescapé du village de quelques maisons. un anglais expatrié, qui fini ses jours ici, la ou il n'y a plus personne. du coup, on était deux à avoir notre propre accent. grand amateur de musique, il nous a fait écouter de la musique jusque tard dans la nuit. et on est sorti à temps pour voir le ciel. étoiles filantes, voie lactée. et rentrer par le carreau cassé d'une fenêtre de la maison du camping abandonné. on a troqué le vent par son bruit, les pierres par du carrelage tout aussi froid. et on a dormi.
un petit tour dans des coins de Patagones encore inconnus. et je suis rentrée sur Buenos Aires.
comme débarquée de nul part a 7h30, les voitures, le bruit, la ville, le soleil qui se lève.
oui, je suis bien rentrée!!
lundi 25 juillet 2011
Patagonie
jeudi 14 juillet 2011
Départ prévu demain pour la Patagonie.
un souffle dans cette ville étonnante, fatigante, énervante aussi parfois.
l'hôpital va mal. petit à petit ils vont réussir à le fermer. puisqu'ils transfèrent les patients à d'autres endroits, où les soins ne seront plus les mêmes. où il n'y a déjà plus de place. à commencer par les patients du centre de rétention, qu'ils ont emmené hier dans une "vraie" prison, à l'extérieur de la capitale, loin.
les élections aussi vont mal. on goute l'amertume de votes contre de l'argent.
heureusement que l'équipe d'argentine a gagné son dernier match de la copa america.
le 14 juillet a été célébré ici aussi, Plaza Francia. une couronne de fleurs déposée aux pieds d'une statut taguée (ca fait pas très bon genre). 2 mots sur les morts pour la France. une légion donnée à un militaire pour des dizaines d'années de bons et loyaux services. qui vit entre deux pays. et qui profite de tous les avantages.
les bocaux sont à moitié vides.
mardi 12 juillet 2011
Je réalise petit à petit que j'arrive sur la fin de mon temps à Buenos Aires. La semaine prochaine je serai en Patagonie, du coup, il ne me reste plus qu'une semaine et demi de stage. C'est étrange. je suis plutôt sereine quant à ce qui a pu se passer, ces 2 mois de stage, déjà, les rencontres.. et je me rends compte aussi que je me suis attachée à ce groupe qui m'a accueillie, à bras ouverts, quand je débarquais un peu de nul part.
Vendredi dernier était une journée en faveur de la santé mentale, publique. se sont regroupées plusieurs associations qui luttent auprès des patients. sans oublier que les élections étaient 2 jours plus tard. Cette journée s'est déroulée dans une des facs de psycho. qui n'est autre qu'un grand garage, repeint en blanc, avec des chaises et des tableaux à craies fixés au mur. c'est tout. mais enfin. et n'est pas près de changer.
Samedi soir, je suis allée voir la pièce de théâtre de l'atelier auquel je participe. une pièce armée depuis quelques temps. mais à chaque fois il faut se réajuster. prendre en compte que les patients ne seront pas toujours en état de monter sur scène. que certains pourraient craquer pendant. ou après. c'est une énergie folle. et c'était un plaisir de les voir jouer. peut être aussi parce que je les connais. des lumières dans les yeux, un fond de colère. le scénario a été écrit par une patiente, il y a quelque temps. qui avant d'être internée a vécue dans la rue. jusqu'à ce que l'hôpital lui ouvre ses portes. elle en est sortie. mais y est rentrée de nouveau il y a quelques jours. le jeu en était d'autant plus fort.
la parole, brève mais intense, est ensuite donnée à ceux qui veulent. et comme presque à chaque fois, il y a une telle puissance dans leur voix, une telle émotion, de la reconnaissance qui se mêle à de l'amertume. qu'en tant que public, j'ai vite eu la gorge nouée.
De plus, la pièce avait lieu dans un centre culturel, ancienne usine, résistante, récupérée, et qui fonctionne encore pour la formation d'ouvriers.
ce sont des lieux où l'on ne tombe pas par hasard.
Et lundi, l'émotion était présente encore suite à des retours très favorables de la journée du vendredi et de la pièce de théâtre. du coup la motivation est encore plus grande pour présenter d'autres œuvres. le résultat des élections est aussi une raison.
puis le cadre est redéfini, protection de tout le groupe quand il y a des sorties.
et pour ceux qui n'ont pas eu de permission, on ressent le besoin de s'impliquer d'avantage, comme preuve qu'eux aussi sont capables, qu'eux aussi ont le droit. c'est une lutte permanente.
et passer les heures de stage, je continue mes ballades diurnes et nocturnes dans la ville. à la recherche de dessins cachés entre deux ruelles. d'une expo photo. suivant un reflet, un regard perdu au loin.
et comme depuis plusieurs jours la température un fait un bond jusqu'à près de 25 degrés, l'hiver n'est plus si mercurochrome.
Vendredi dernier était une journée en faveur de la santé mentale, publique. se sont regroupées plusieurs associations qui luttent auprès des patients. sans oublier que les élections étaient 2 jours plus tard. Cette journée s'est déroulée dans une des facs de psycho. qui n'est autre qu'un grand garage, repeint en blanc, avec des chaises et des tableaux à craies fixés au mur. c'est tout. mais enfin. et n'est pas près de changer.
Samedi soir, je suis allée voir la pièce de théâtre de l'atelier auquel je participe. une pièce armée depuis quelques temps. mais à chaque fois il faut se réajuster. prendre en compte que les patients ne seront pas toujours en état de monter sur scène. que certains pourraient craquer pendant. ou après. c'est une énergie folle. et c'était un plaisir de les voir jouer. peut être aussi parce que je les connais. des lumières dans les yeux, un fond de colère. le scénario a été écrit par une patiente, il y a quelque temps. qui avant d'être internée a vécue dans la rue. jusqu'à ce que l'hôpital lui ouvre ses portes. elle en est sortie. mais y est rentrée de nouveau il y a quelques jours. le jeu en était d'autant plus fort.
la parole, brève mais intense, est ensuite donnée à ceux qui veulent. et comme presque à chaque fois, il y a une telle puissance dans leur voix, une telle émotion, de la reconnaissance qui se mêle à de l'amertume. qu'en tant que public, j'ai vite eu la gorge nouée.
De plus, la pièce avait lieu dans un centre culturel, ancienne usine, résistante, récupérée, et qui fonctionne encore pour la formation d'ouvriers.
ce sont des lieux où l'on ne tombe pas par hasard.
Et lundi, l'émotion était présente encore suite à des retours très favorables de la journée du vendredi et de la pièce de théâtre. du coup la motivation est encore plus grande pour présenter d'autres œuvres. le résultat des élections est aussi une raison.
puis le cadre est redéfini, protection de tout le groupe quand il y a des sorties.
et pour ceux qui n'ont pas eu de permission, on ressent le besoin de s'impliquer d'avantage, comme preuve qu'eux aussi sont capables, qu'eux aussi ont le droit. c'est une lutte permanente.
et passer les heures de stage, je continue mes ballades diurnes et nocturnes dans la ville. à la recherche de dessins cachés entre deux ruelles. d'une expo photo. suivant un reflet, un regard perdu au loin.
et comme depuis plusieurs jours la température un fait un bond jusqu'à près de 25 degrés, l'hiver n'est plus si mercurochrome.
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