Il faut lever le bras bien haut pour que le bus s'arrête. les gens attendent à la queue leu leu et montent le plus rapidement possible parce que le chauffeur n'est pas là pour perdre son temps. quand il n'y a que quelques personnes, le bus s'arrête à peine, il faut monter au vol. pareil pour al descente. Chacun à son tour, il faut annoncer au chauffeur notre arrêt qui appuie sur une petite touche devant lui et sur une machine à côté, la somme à payer s'affiche. les trajets coûtent environ 1,20 pesos, soit un peu plus de 20 centimes. Il faut bien ouvrir l'oeil pour ne pas tâter la descente, car rien n'est affiché. difficile quand on ne connait pas!
J'ai repéré de loin les murs vus hier dans le film, appuyé sur le bouton et me voila devant l'hôpital. Ce seront mes premières photos.
L’hôpital parait de loin complêtement abandonné. Il y a des banderoles un peu partout où est écrit en grosses lettres « NO AL CIERRE DEL HOSPITAL PUBLICO » et autres.
A l’entrée de l’hôpital, impossible de soupconner ce qui se passe dedans, où encore sa taille. Je demande de l’aide parce que je n’ai aucune idée de où peut se trouver la asemblea. Un garde, vigile ou agent de sécurité je ne sais pas, m’y conduit, sans trop savoir non plus. Je crois que ça en étonne plus d’un, que je vienne de France faire un stage ici. Par contre, eux, connaissent bien la psychomotricité.
Je suis arrivée un peu en avance et j'ai assisté à la lecture des textes écrits par patients, artistes et curieux (les ateliers sont ouverts à tous), pendant l'atelier de "literatura". Encore une fois je n'ai pas tout compris, mais certains avaient la voix tremblantes en lisant, et l'émotion parlait bien plus les mots.
la curiosité de certains les a poussé à me poser plein de questions, à me raconter des histoires farfelues, à me prédire l'avenir. d'autres se sont risqués à quelques mots et phrases en français. je dis juste, "chapeau bas!"
et puis l'assemblée à commencer. dans un sorte de hangar où il fait très froid, avec des restes de peintures, de dessins, de photos, de sloggans, ..., tout autour.
Les gens sont arrivés petit à petit, en mode cool. le début, qui a duré presque 2h, est consacré aux présentations. C'est là que j'ai fait mon petit discours de quelques secondes, devant une cinquantaine de personnes (sans exagérer). quelques sourires se sont esquissés sur certaines bouches (accent + fautes?!) et ils m'ont tous dit Bienvenida.
Il y avait dans l'assemblée un photographe, et 3 journalistes ou reporters de différentes maisons, pour faire des reportages sur le travail qui se fait au sein du Frente del Borda. mais selon les orientations, le but du docu et autres, la majorité n'a pas toujours été pour.
j'en découvrirai plus prochainement..
Le retour s'est fait en colectivo aussi, mais j'ai râté l'arrêt pour descendre!! et manque de bol la pluie s'est mise à tomber.. je me suis arrêtée dans une boulangerie pour acheter une sorte de feuilleté jambon queso, me souviens plus du nom. fondant et juste délicieux!!!
La nuit s'abat sur la ville. j'attends mes companeros de l'auberge pour sortir affronter la pluie et Buenos Aires un vendredi soir..
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