Départ vendredi dernier. Après 14 heures de train et 4 heures de collectivo, Carmen de Patagones nous ouvre ses portes.
Le train est une aventure dans ce pays. Le voyage de nuit demande préparation. à 3 sur une banquette il faut gérer les positions des uns et des autres pour s'endormir. les fenêtres restent ouvertes, les portes aussi. le froid tiraille. entre 2 mini siestes, une vue du paysage qui défile, sous le lune et la température hivernale, réchauffe un peu les yeux. On débarque à Baia Blanca. le train ne va pas plus loin car les rails ne sont plus en état. plus de 10h du matin déja. la ville parait morte. abandonnée. les bâtiments sont cassés. il n'y a personne. quelques minutes de marche pour rejoindre le terminal de bus, 2h d'attente et en avant pour la derniere ligne droite, en collectivo. le confort n'est plus aussi rustique!
Carmen de Patagones est une ville de 30 000 habitants, au bord du Rio Negro. à première vue, on dirait un village. les maisons sont basses. il n'y a pas grand monde dans les rues. Ca y est, on est arrivé!
Une douche pour effacer les restes du voyage et pourquoi pas une petite sieste!!
et c'est parti pour une semaine!
ballades au bord du fleuve, maté en main. tours en vélo. plusieurs rencontres. jusqu'à une dame, représentante du parti péroniste, des fleurs plein les cheveux, qui nous chantent une chanson écrite par elle, sur un air mélancolique de Tango. tout le monde a ses petites habitudes. entre 14h et 17h, c'est l'heure sacrée de la sieste. même pas la peine de chercher un commerce ouvert!
on traverse le fleuve pour marcher dans les rues de la ville d'en face. ils sont tous très fiers de leur ville!
et on décide de partir camper au bord de la mer. à quelques 60kms de la, ou la route n'est autre qu'une piste. les loros (perroquets) nous accompagnent sur le trajet. il y a dans cette région la plus grande colonie. et c'est incroyable le bruit qu'un seul peut faire. c'est incroyable leur nombre. et leurs couleurs.
il a fait froid. très froid. le vent de la mer. la fraicheur du pays. on a eu pour compagnie les loups (ou lions) de mer, les perroquets, des pingouins (mais morts), un chien. et le seul habitant rescapé du village de quelques maisons. un anglais expatrié, qui fini ses jours ici, la ou il n'y a plus personne. du coup, on était deux à avoir notre propre accent. grand amateur de musique, il nous a fait écouter de la musique jusque tard dans la nuit. et on est sorti à temps pour voir le ciel. étoiles filantes, voie lactée. et rentrer par le carreau cassé d'une fenêtre de la maison du camping abandonné. on a troqué le vent par son bruit, les pierres par du carrelage tout aussi froid. et on a dormi.
un petit tour dans des coins de Patagones encore inconnus. et je suis rentrée sur Buenos Aires.
comme débarquée de nul part a 7h30, les voitures, le bruit, la ville, le soleil qui se lève.
oui, je suis bien rentrée!!
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