Samedi, la radio la Colifata avait pour invité Javier Calamaro, chanteur célèbre en Argentine en ce moment et il y avait un évènement de collecte de vêtements chauds pour l'hiver à venir "Abrigo donde hay frío y puentes donde hay muros" . Du coup, il y avait foule. c'est étrange d'ailleurs de voir autant de monde dans les cours de l'hôpital, d'ordinaire si tranquille et si solitaire. et dans le local du FAB (où je suis en stage), une pile, une montagne presque de sacs de couvertures, manteaux, pull.. mais cette action laisse certains perpexes. et après cette animation des murs de l'hôpital, direction Palermo. des locaux réhabilités en centre culturel où s'activent un grand nombre de jeunes pour préparer les groupes de musique à venir, exposer des photos, mettre en place des chaises. Discussions à vif avec des patients, un infirmier, des intervenants du FAB. Certains n'ouvrent pas la bouche mais leurs gestes sont suffisants pour entendre qu'ils ne sont pas d'accord. et puis se met en place la "experiencia vivencial" qu'est venu présenter l'atelier de desmanicomializacion. un peu comme du théâtre participatif, la centaine de personne présente a pris part à cette expérience. et puis avant de rentrer chacun de notre côté, c'était déjà minuit, pourquoi pas une petite pizza?!! nous voilà tous (15 environ) partis à la recherche d'un endroit où remplir nos panses. jusqu'à ce que vers 2h, un des compagnons nous rappellent qu'il est tard et que demain il fait parti de la représentation de l'atelier de cirque, et qu'il doit aller se coucher. Sans oublier que 2h30 du matin c'est déjà tard pour rejoindre l'hôpital.
et le dimanche, dans un autre quartier de Buenos Aires, dans un autre Centre Culturel, l'atelier de cirque a été invité à participer à un festival "America latina". un groupe de musique, des jeunes qui bougent en rythme et en chorée sur des percus, et le cirque. qui fait bien rire le public d'enfants, sourire les adultes, et nous laisse perplexes de temps en temps, nous les 2 françaises.
et le soir, match de foot de La Boca. le stage se vêtit de fortes lumières, des gens par centaines et de chants que l'on entend de fort loin. La police lance des gaz lacrimo dans la rue pour dissiper les foules et de loin on a le encore le nez qui démange. Jusqu'à 11h soit la fin du match plus le temps que tout le monde rentre chez soi, vente d'alcool interdite, et toutes les épiceries, supermarchés, ferment leur rideau et ne laissent qu'une porte grillagée, suffisamment grande pour laisser passer la main qui donnera la monnaie et récupèrera la paquet de pâte et le pot de crème.
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